ANTI- : élément du latin anti-, pour ante « avant»
Séance de pose individuelle ou en duo

10 min chrono / Tu t’assois dans un transat / Cyrille écrit / Marie-Agnès dessine / Tu repars avec la trace de l’instant /  Avec ton antiportrait.

Prendre un temps hors du temps pour façonner l’instant.

À la surface du papier, créer la rencontre.

Une autre réalité émerge alors des profondeurs, cet endroit d’avant la forme.

Tirer une ficelle comme on tire un portrait.

Celle qui relie à une époque ancienne et que l’on porte comme un costume. Invisible.

S’acheminer vers l’Autre.

Être là. Écrire et dessiner ce qui vibre.

Dans un rapport sensible et intuitif.

Accueillir ce qui vient et composer avec.

Avec tout ce qui retentit, là, dans ces petits riens.

 

 

Marie-Agnès Verdier   / maverdier.com

Artiste plasticienne autodidacte, elle
poursuit un travail intuitif où sensation, perception et cognition s’articulent pour donner formes et tenter
des éléments de réponses à des questionnements métaphysiques. Un travail profond, une manière d’être entre
ordre et désordre, entre stable et instable entre horizontal et vertical, à la fois pour s’arrimer à la terre,
circuler, déambuler dans le monde. Elle réalise des expositions et participe à des résidences en France et à
l’étranger et transmet son art auprès de public très variés.

 

Heureusement le ciel est là !

Je me pose et m’interpose

Entre le ciel si bleu

Et la terre tout en herbe.

Et je me tiens et m’endosse

Entre mes envies secrètes

Et mes murmures interdits

Je m’accroche et m’extirpe

Entre le couloir de mes
ombres

Et les portes qui claquent.

Dans l’interstice

De mes lignes droites

Je cherche la courbe

Invisible

À pas feutrés

Je cherche

Je cherche

Et m’espère
L’autre.

L’autre Là-bas

Celui que j’ai laissé Là-bas

Dans mes promesses d’enfant.

À l’homme blessé.

Mirepoix. Allée des soupirs. Été 2018

 

L’indolente

S’agitent les ombres

Cours les enfants

Volent les heures

Elle

Elle façonne l’horizon

Plantée dans l’instant

Les corolles ouvertes

Elle raconte le vent

Dans l’infini

De ses silences.

S’agitent les enfants

Cours les ombres

Volent le temps

Elle

Dormeuse Indolente

S’échappe

S’enfuit

Vers ses rives ombragées

Et devient sans prévenir

Devient

Eau

Sable

Lumière.

Volent les enfants

Cours les heures

Frémissent les ombres

Elle

Elle est le vent

De l’allée

De nos soupirs.

À celle qui devient. Mirepoix.
Allée des soupirs. Été 2018